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Pourquoi retourner faire de la recherche en Afrique?

 

Un débat a mis en évidence les motivations et les difficultés des chercheurs africains expatriés pour revenir travailler sur le continent. Il s'est déroulé à Pretoria, le 7 décembre 2017, pendant le Science Forum South Africa.

 

 

Anton Le Roex, doyen de la faculté des sciences de l'université du Cap, Afrique du Sud :

Dix pour cent des étudiants qui quittent leur pays pour poursuivre leur formation sont africains. Je pense qu'il est extrêmement important de passer du temps à l'étranger, pour apprendre d'autres approches de son domaine, et de nouvelles techniques.

Tantely Razafimbelo, directrice du Laboratoire des radioisotopes, université d'Antananarivo, Madagascar :

Nous avons été cinq à quitter Madagascar la même année, et je suis la seule à être rentrée.

Anton Le Roex :

La bonne question serait : "Pourquoi les diplômés ne reviennent-ils pas dans leur pays?"

Patience Mthunzi-Kufa, responsable du laboratoire de Biophotonique, CSIR, Pretoria, Afrique du Sud :

Si vous partez alors que vous n'avez pas de poste que vous pourrez retrouver au retour, cela peut-être assez difficile de revenir et de trouver un poste.

Tantely Razafimbelo :

La peur de ne pas trouver de travail quand vous rentrez. Et le salaire, car vous pensez que vous avez étudié trois ans de plus que les autres, et que vous devez donc être payés plus.

Le public aussi a partagé ses expériences et donné son avis.

Il y a deux périodes où quelqu'un de la diaspora qui a un doctorat peut revenir facilement : juste après avoir obtenu ce doctorat, ou 20 ans après, quand les enfants sont partis de la maison.

J'ai obtenu mon doctorat à 28 ans. Mais je n'ai pas pu revenir travailler dans mon pays (le Zimbabwe) : on me considérait comme un "bébé".

Il faut que les gens comprennent ce que vous avez étudié à l'étranger. J'ai obtenu un doctorat en 1997, sur la théorie de la fonctionnelle de densité : combien de personnes en Afrique comprenaient ce que j'avais étudié et quelle en était la valeur?

Il y a des postes intéressants, mais ils ne sont pas toujours visibles quand vous êtes à l'étranger. Une façon de les garder en vue est de conserver des collaborations avec ceux qui sont à l'étranger. Ainsi, ils peuvent voir les opportunités et les saisir pour revenir.

Venez poursuivre la discussion à la conférence YASE, à Toulouse, le 6 juillet 2018.

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