• Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Quelle place pour l'Afrique dans les publications scientifiques ?

Quelques exemples du publications scientifiques ©Wikipédia

Le nombre de publications scientifiques est l'un des indicateurs de l’état de la recherche d’un laboratoire, d’une université, ou d’un pays. Et depuis une dizaine d’année, le niveau scientifique de l’Afrique augmente, en témoignent ses publications. 

- Où en est la publication scientifique africaine par rapport au reste du monde ?

Entre 2008 et 2014, le nombre d’article annuel global dans le monde a augmenté de 23 % selon Thompson Reuters, alors qu’en parallèle, la part des articles venu d’Afrique est restée stable. Plus largement, entre 2003 et 2012, le nombre de publications scientifiques africaines a doublé, selon la Banque Mondiale..

Mais cela ne suffit pas encore à combler le retard sur le reste du globe. Alors que l’Afrique contient 13,4 % de la population mondiale, elle n'emploie que 2,4 % des scientifiques du globe, pour 2,6 % des articles produits.

Le rapport de l’Unesco sur la science donne un point de comparaison : « Les pays de l'Association Européenne pour le Libre Échange (Islande, Liechtenstein, Norvège et Suisse), qui comptent pour 0,9 % des chercheurs du monde, ont coécrit 2,8 % des articles scientifiques du monde entier, soit davantage que l'Afrique dans son ensemble ».

- Et dans les publications majeures, comment cela se passe ?

La revue britannique Nature classe les universités par nombre de publications dans les revues scientifiques les plus importantes. Si l'on ne retient que Nature, en 2016, la meilleure université africaine était celle du Witwatersrand en Afrique du Sud, avec 3 points (une université marque un point chaque fois qu'un ou plusieurs de ses chercheurs publient un article dans la revue, quel que soit le nombre d’auteurs). Elles se retrouve ainsi au 519e rang du classement, bien loin d’Harvard, qui est première avec ses 210 points, ou même le CNRS et ses 11 000 chercheurs, troisième avec 152 points.

Ce classement existe également pour les pays. Et les trois premiers pays africains, l’Afrique du Sud (15 points), le Kenya (5 points) et l’Égypte (3 points), sont assez éloignés de la première place. Ils se placent respectivement 31e, 43e et 48e, loin derrière le trio de tête composé des États-Unis (1078 points), l’Allemagne (338 points) et le Royaume-Uni (321 points).

- Pourquoi une telle différence ?

Un manque de moyens, un manque de visibilité, et des idées reçues aussi. Les éditeurs ne semblent pas croire que l'on puisse réellement produire de la science de haut niveau en Afrique : en 2016, par exemple, Nature et Science n'ont publié aucun article avec des auteurs exclusivement africains. Il y a toujours au moins un co-auteur européen ou américain.

Mais il y a une prise de conscience depuis quelque temps. Les scientifiques africains sont compétents, et tout à fait capables de réaliser les recherches eux-mêmes ! D’autant que parfois, les expérimentations ne sont pas faisables ailleurs que sur le continent.

Début 2017, un article présentant une avancée dans la lutte contre le paludisme, cosigné par six scientifiques africains, avec comme premier auteur Gavin Rutledge, du Centre Sanger à Cambridge au Royaume-Uni, a été publié dans Nature. Ce dernier a notamment expliqué qu’il n’était pas possible d’élever les parasites en laboratoire. La collaboration avec les centres de recherches de Bamako au Mali, ou encore de Buéa au Cameroun, est donc devenue logique. Logique et efficace.

Anthony Audureau

0
0
0
s2sdefault

A propos

Afriscitech, toute la science dans toute l'Afrique.

Suivez l'actualité de la recherche scientifique et technologique en Afrique.

Bientôt :

Trouvez les universités, les laboratoires, les entreprises, les chercheurs et tous les autres acteurs de la recherche sur le continent grâce à l'annuaire.

Améliorez vos connaissances fondamentales et révisez vos examens grâce à nos articles.

Découvrez les métiers accessibles avec des études de science.

Qui nous sommes

Afriscitech.com est édité par Coopetic Medias, agence de presse à structure coopérative.

L'équipe est constituée de :

- Luc Allemand, rédacteur-en-chef

- Anthony Audureau, rédacteur

Nous contacter

Addresse : Afriscitech - Coopetic Medias
7 rue de Palestro 75002 Paris France
Email : contact@afriscitech.com

Top
We use cookies to improve our website. By continuing to use this website, you are giving consent to cookies being used. More details…