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Des scientifiques africains appellent à investir pour la recherche

L'université Félix-Houphouët-Boigny d'Abidjan, l'une des signatrice de l'Appel d'Abidjan ©Wikipedia

L’Appel d’Abidjan, lancé à l’occasion du cinquième sommet Union Africaine – Union Européenne, demande que des engagements pris il y a 37 ans pour le développement de la science sur le continent soient enfin respectés.

Les 55 États de l’Union Africaine et les 28 de l’Union Européenne seront représentés cette semaine en Côte d'Ivoire pour discuter des relations entre les deux continents. Le cinquième sommet réunissant les deux Unions s’ouvre en effet le 29 novembre à Abidjan. Des scientifiques africains ont saisi cette occasion pour faire parler de la recherche scientifique sur le continent, et interpeler leurs gouvernements en publiant un texte intitulé Appel d’Abidjan, largement ouvert à la signature.

Cet appel demande surtout une chose simple : que soient respectés les objectifs du "plan d’action de Lagos", adopté en 1980 par l'Organisation de l'Unité Africaine de l'époque. A savoir que les États membres consacrent 1% de leur PIB à la recherche scientifique. Le même chiffre figure d'ailleurs dans les Objectifs de Développement Durable, adoptés en septembre 2015 par l'Assemblée générale des Nations Unies. En Afrique, la dépense moyenne des pays est aujourd’hui inférieure à 0,5%. Le Kenya, numéro 1 sur le continent, plafonne à 0,8%.

"La situation est désastreuse"

Outre cet investissement, les scientifiques demandent à leurs dirigeants « une vision africaine ». En d’autres mots, que les différents organes de recherche du continent se concertent et échangent pour devenir plus compétitifs sur la scène internationale.

Ils motivent ces demandes par la situation de la recherche en Afrique, bien moins vigoureuse que dans le reste du monde. "La situation de la recherche africaine est désastreuse, avec moins de 100 publications par an dans les grandes revues internationales, contre 3.000 pour l'Europe", explique à l’AFP Daouda Aïdara, président de l’Académie des sciences, des arts, des cultures d’Afrique et des diasporas africaines. Selon le dernier rapport sur la science de l’Unesco, les publications africaines représentent 2,6% des publications mondiales.

Pour convaincre les décideurs, il faudra néanmoins réussir à attirer les scientifiques de toute l’Afrique. Une grande majorité des 60 premiers signataires sont originaires de l'Afrique francophone, et la Tunisie est le seul pays d’Afrique du Nord. L’Appel d’Abidjan va devoir convaincre plus largement pour avoir un réel impact lors de ce sommet Union Africaine – Union Européenne.

Anthony Audureau

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