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Abdoulaye Sidiki Ba : "Je veux toujours rentrer en Mauritanie, mais je veux l'expérience d'abord"

Après son doctorat en physique, Abdoulaye Sidiki Ba, dans l'impossibilité de trouver en Mauritanie un emploi à hauteur de ses compétences a préféré rester en France. Objectif : accumuler de l'expérience pour construire un projet de retour solide.

Qui êtes-vous ?

Je m’appelle Abdoulaye Sidiki Ba, je suis l'ambassadeur du Next Einstein Forum pour la Mauritanie. Je vis à Paris et je suis Mauritanien. Actuellement je suis enseignant à l’académie de Créteil en mathématiques et physique.

Pourquoi êtes-vous allé en Europe faire votre doctorat ?

Le choix s’est imposé naturellement parce qu’il a toujours existé un lien historique entre la France et les pays francophones, les anciennes colonies françaises. J’ai fait tout mon cursus en français, et je voulais, quand j’ai eu mon bac, aller en France pour mes études supérieures parce que j’avais des opportunités pour pouvoir évoluer dans des universités renommées, avec des diplômes reconnus et une formation de qualité.

Pourquoi n’avez-vous pas choisi de revenir en Afrique après votre doctorat ?

Juste après avoir fini mes études, je suis allé en Mauritanie pour essayer de trouver un travail. Ce n’était pas facile. Par ailleurs, avec la formation que j’ai faite, j’ai travaillé quand même sur une recherche pointue, sur les métamatériaux. Je n’avais pas l’opportunité de pouvoir continuer dans ce domaine au pays car nous n’avons pas de dispositifs en place qui me permettraient de faire ma recherche facilement.

Avez-vous des projets de retour ?

J’ai toujours eu envie de rentrer dans mon pays pour participer au développement de mon pays. Mais je préfère avoir l’expérience d’abord, et ensuite rentrer en Mauritanie avec quelque chose de solide.

Que diriez-vous aux jeunes Africains qui font leur doctorat en Europe et veulent retourner en Afrique ?

Pour paraphraser Frantz Fanon qui disait que chaque génération doit dans une relative opacité découvrir sa mission, la remplir ou la trahir. Et je pense que les jeunes Africains doivent acquérir cette information-là et remplir leur mission en rentrant en Afrique avec des projets solides. Je crois qu’il y a toujours des difficultés et des obstacles en Afrique, mais il y a énormément d’opportunités à saisir. Et quand on a eu la chance d’être formé ailleurs, on peut aussi avoir la possibilité de développer son pays à travers ses recherches, soit à travers les expériences qu’on a acquises ailleurs.

Anthony Audureau

 

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