Raissa Malu

11 février 2020

Pour la cinquième année, nous célébrerons le 11 février la Journée Internationale des femmes et des filles de science.

« Les grands défis de l’Agenda 2030 pour le développement durable, qu’il s’agisse de la santé ou du changement climatique, demandent de fomer un maximum de talents. C’est pourquoi il est impératif d’augmenter le nombre de femmes actives dans les domaines scientifiques. La diversité dans la recherche élargit le bassin de chercheurs talentueux, apportant ainsi de nouvelles perspectives, du talent et de la créativité. » Voici comment est annoncée la prochaine journée du 11 février 2020, Journée Internationale des femmes et des filles de science, sur le site de l’UNESCO.

Nous sommes évidemment tout à fait d’accord et je vous propose ici de vous « glisser dans nos chaussures » pour comprendre ce point de vue (haut talons, baskets ou tong 😊).

Pas assez de femmes en science

Les journées internationales sont de coutume le moment de parler des problèmes et difficultés mis en évidence par le thème de la journée. Pour le 11 février, on vous rappellera qu’il n’y a pas assez de filles et de femmes dans les Sciences, Technologies, Ingénieries et Mathématiques (STEM en anglais) et on cherchera à comprendre pourquoi (cette problématique diffère néanmoins d’un pays à un autre, d’une culture à une autre).

On vous dira que les femmes chercheurs ont moins accès aux financements que leurs collègues hommes. On vous parlera des violences et des discriminations dont elles sont victimes dans le monde académique et de la recherche parce que ce sont des femmes.

Des actions concrètes

Tout ceci est absolument vrai et nous avons raison d’en parler. Je vous livre par exemple le témoignage de Marie-Jean Meurs, Ph.D., professeure chercheuse de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM) interrogée par les équipes du Centre des sciences de Montréal : « Selon ses collègues plus âgées, au début des années 80, les cohortes à l’université étaient équilibrées en termes de nombres d’hommes et de femmes. Mais quand l’informatique et le traitement de données sont devenus des domaines dans lesquels on pouvait obtenir une reconnaissance, une vraie progression sociale, des postes très bien payés… les choses ont changé et le nombre de femmes a petit à petit diminué. »

Pour adresser ces situations, il faut un dialogue inclusif, du bon sens et de la bonne volonté, ainsi que des actions concrètes comme le Programme For Women In Science de la Fondation L’Oréal et les Bourses pour les Femmes dans les Sciences RDC que nous avons lancées avec le Sultani Makutano.

Pas matière à polémique

Vous savez, beaucoup d’entre nous, femmes de sciences, ne comprennent pas qu’il y ait matière à polémique. Pourquoi être une femme et se lancer dans une carrière scientifique serait étonnant, surprenant, hors norme ?

Il n’est certes pas toujours facile d’évoluer dans un milieu où vous êtes la seule femme, ou la seule femme de couleur (comme on nous appelle), mais nous n’en tenons pas compte outre mesure. Cela ne nous freine en général pas.

Nous nous réfugions souvent dans le travail et la sécurité de nos laboratoires. Et animées peut-être de ce sentiment maternel, nous adorons enseigner, partager, écouter nos élèves, nos étudiants et étudiantes.

Nous sommes aussi aidées et soutenues. Il y a toujours un ou une professeur(e) pour vous donner un coup de pouce, un ou une collègue, un ou une ami(e), un mentor ou un membre de famille qui vous aide à vous focaliser sur ce qui est important, sur les vrais objectifs.

La devise qui enflammera toujours nos cœurs est « Pour la Science ! » (n’en déplaise à certains 😉)

Je vous souhaite une heureuse Journée internationale des femmes et des filles de science ce 11 février 2020.

Science is fun, join us! 😊

PS : Je n'ai pas donné de statistiques sur la situation des femmes et des filles en sciences en RDC, car nous les présenterons lors de la 7e édition de la Semaine de la Science et des Technologies du 17 au 22 avril 2020.

To be continued. 😉

Ce billet a d'abord été publié sur LinkedIn.

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