Lettre d'information de la physique africaine

Développer l'Afrique avec la radioastronomie - l'expérience kenyane

L'astronomie est développée dans plusieurs pays africains sur la base du Square Kilometer Array.

Le projet DARA (pour Developing Africa with Radio Astronomy) est un projet de développement du capital humain du Fonds Newton Royaume-Uni-Afrique du Sud, qui vise à favoriser le développement économique en Afrique, en particulier dans certains des pays partenaires de l'African Square Kilometer Array (SKA). Les pays cibles sont le Botswana, le Ghana, le Kenya, Madagascar, le Mozambique, la Namibie et la Zambie.

L'objectif du projet DARA est de développer les compétences de haute technologie, parmi les étudiants chercheurs, en utilisant la radioastronomie dans ces pays africains. Les compétences en sciences, technologie et ingénierie sont à la base de l'émergence d'économies développées fortes. Les pays ciblés vont acquérir des radiotélescopes pour former le réseau africain d'interféromètre à très longue base (VLBI) dans le cadre de leur participation au projet SKA.

Des universités britanniques

Le chercheur principal du projet DARA est Melvin Hoare de l'École de physique et d'astronomie de l'université de Leeds, au Royaume-Uni. L'université de Leeds coordonne le projet, auquel participent plusieurs autres universités britanniques : université de Manchester, université de Hertfordshire, université d'Oxford et université de Central Lancashire. La participation sud-africaine au projet est dirigée par l'Observatoire sud-africain de radioastronomie (SARAO).

Au Kenya, la formation de base en radioastronomie du SARAO a commencé en 2015 avec 10 étudiants qui ont terminé l'ensemble du cours. Entre 2015 et 2020, 40 Kenyans ont réalisé un cursus complet.

Étudiants en formation en Europe et en Afrique

Sur ce nombre, environ 14 ont poursuivi leurs études en astronomie/astrophysique, en génie électrique et en mise au point de systèmes de satellites. Un étudiant a obtenu un doctorat à l'université de Leeds en 2019, et des doctorants sont inscrits à l'université de Manchester, à l'université technique du Kenya, à l'université Kenyatta et aux Pays-Bas.

Un nouvel étudiant débutera à l'Institut Max Planck en Allemagne en 2020. En outre, il y a des étudiants en master actifs sur les continents européen et africain à l'université technique du Kenya (1), à l'université Strathclyde (1), à l'université de Leeds (1), à l'université de Maurice (1), à l'université Rhodes en Afrique du Sud (2) et à l'université du Cap (1). Des masters ont déjà été obtenus à l'université de Manchester (2) et à l'université Stellenbosch (1).

Intérêt massif pour l'astronomie

Le projet DARA a suscité un intérêt massif pour l'astronomie et l'astrophysique au Kenya, et le centre national de formation se trouve à l'Université technique, où un laboratoire de calcul bien équipé a été financé par DARA. Le laboratoire est également relié au Centre pour le calcul de haute performance (CHPC) au Cap, en Afrique du Sud. Actuellement, le Kenya travaille à l'établissement d'un observatoire astronomique dans le nord-est du pays, près du lac Turkana.

Paul Baki, coordinateur national du projet DARA, Université technique du Kenya

Ce billet a d'abord été publiépar l'African Physics Newsletter. ©American Physical Society, 2020. Il a été traduit en français par Afriscitech.

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