Lettre d'information de la physique africaine

U.S. – Africa Initiative en structure électronique

Deux ateliers sont prévus pour développer des collaborations entre scientifiques africains et américains.

L'initiative USAfri (U.S. - Africa Initiative in Electronic Structure) vise à créer une plateforme d'échange entre physiciens africains et américains, avec la possibilité d'avoir un impact significatif sur la recherche et l'éducation en Afrique. Elle est soutenue par l'American Physical Society Innovation Fund pour deux ateliers, le premier en Afrique, où les participants se rencontrent dans un premier temps pour identifier leurs intérêts communs, et un autre un an plus tard aux États-Unis, suivi de visites individuelles de physiciens africains à des groupes de recherche et à des installations aux États-Unis pour développer d'éventuelles collaborations.

La structure électronique est un choix naturel pour développer ces collaborations car elle constitue une partie essentielle de la recherche sur les matériaux avec des applications dans de nombreux domaines pertinents pour répondre aux besoins de l'Afrique. En outre, il existe déjà un réseau de chercheurs compétents en Afrique généré par les efforts soutenus déployés au cours des dix dernières années par l'École africaine pour les méthodes et les applications de la structure électronique (ASESMA).

Collaborer à une recherche internationale de premier ordre

L'objectif de l'initiative est d'offrir aux scientifiques africains des opportunités professionnelles pour collaborer à une recherche internationale de premier ordre et d'en multiplier les effets en favorisant les interactions avec d'autres personnes dans leurs institutions d'origine.

Les chefs de projet sont Renata Wentzcovitch (Université Columbia), Sinéad Griffin (Laboratoire Lawrence Berkeley), Richard Martin (Université de l'Illinois et Université Stanford), et Omololu Akin-Ojo, directeur de l'Institut de recherche fondamentale d'Afrique de l'Est (EAIFR) à Kigali. L'EAIFR est un institut de l'UNESCO de catégorie 2 au Rwanda dont l'objectif est de mener des recherches pour le développement et le progrès de l'Afrique avec des programmes de maîtrise, de doctorat et de scientifiques invités, ainsi que des cours et des ateliers de courte durée. L'EAIFR est en passe de devenir un important centre de physique en Afrique et est le centre de la composante africaine de l'initiative.

Mettre en relation les scientifiques et les étudiants

Stephon Alexander (Brown University) est président de la National Society of Black Physicists aux États-Unis, qui prévoit d'accroître son engagement en Afrique, en mettant en relation les scientifiques et les étudiants des deux continents grâce à cette Initiative.

Les ateliers USAfri devaient initialement se tenir en 2020 et 2021 ; cependant, en raison de la pandémie de COVID-19, chaque atelier est reporté d'un an. Le premier atelier est maintenant prévu pour juin 2021 à l'EAIFR, avec une trentaine de professeurs et d'étudiants avancés d'Afrique et 15 des États-Unis avec des composantes virtuelles en ligne, ce qui permettra une plus grande participation.

Lancer des projets communs

L'objectif est de faire se rencontrer des scientifiques et des étudiants américains et africains afin d'identifier des domaines d'intérêt commun et de lancer d'éventuels projets communs.

Le deuxième atelier est prévu pour début juin 2022 à l'université Columbia, à New York, avec une soixantaine de participants, dont 20 d'Afrique. Après l'atelier, chaque participant africain visitera une équipe de recherche dans un établissement américain pendant une à deux semaines.

Des scientifiques africains dans des installations américaines

Cette visite permettra aux scientifiques africains de s'immerger dans les installations et les groupes de recherche américains, et leur offrira des opportunités pour travailler, lancer des collaborations ou poursuivre celles qui sont déjà en cours.

Même si la pandémie de COVID-19 rend plus difficile les interactions et les collaborations en personne, elle offre également la possibilité à un plus grand nombre de personnes de participer virtuellement en ligne. Déjà, de nombreux séminaires dans des institutions américaines sont disponibles gratuitement et de nombreuses réunions et cours sont en ligne.

Une composante virtuelle de taille

Les ateliers de l'Initiative auront une composante virtuelle importante sur un site central avec une connexion internet stable (EAIFR) et éventuellement sur d'autres sites en Afrique avec une connectivité fonctionnelle et des équipements pour des interactions en temps réel. Les affiches virtuelles offrent aux étudiants et à d'autres personnes la possibilité de présenter leurs travaux.

Avec une connectivité suffisante, il peut y avoir des discussions en face à face (virtuelles), et même dans les endroits où les connexions sont faibles, on peut présenter des affiches et des descriptions enregistrées. Bien entendu, cela ne se limite pas aux États-Unis et à l'Afrique. Les efforts mondiaux de la science impliquent des gens de partout, et nos plus grands progrès sont réalisés grâce à la collaboration de personnes ayant des compétences et des antécédents différents.

Appel à propositions

Déjà plus de 50 physiciens américains se sont engagés à rechercher des intérêts communs susceptibles de déboucher sur des collaborations avec des scientifiques africains dans le cadre de cette initiative, et de nombreux autres en dehors du domaine ont exprimé leur intérêt pour la mise en place d'efforts similaires dans leurs domaines de compétence. Un grand nombre de scientifiques africains ont manifesté leur intérêt à la suite d'un premier appel de l'EAIFR.

En raison du retard dû à la COVID-19, la date limite de dépôt des candidatures a été reportée au 31 janvier 2021. Remplissez le formulaire de candidature. Ceux qui ont déjà fait une demande n'ont pas besoin de la refaire.

Omololu Akin-Ojo, Sinéad Griffin, Richard Martin, Renata Wentzcovitch et Stephon Alexander

Ce billet a d'abord été publié dans la lettre d'information de la physique africaine - © American Physical Society, 2020. Il a été traduit en français par Afriscitech.

 

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